Créer un blog Présentation

Nom du blog :
artboutikonline
Description du blog :
CE blog à été réalisé pour montrer mes talens d'artiste et proposer au public mes oeuvres.
Catégorie :
Blog Artiste
Date de création :
18.01.2008
Dernière mise à jour :
07.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· ROYAUME (3)

Navigation

Accueil
Livre d'or artboutikonline
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· ECLIPSE SOLAIRE TOTALE 26 MARS 2006
· OUIDAH LA PORTE DU NON RETOUR(La Route des Esclaves)
· STATUETTE(FEMME PORTANT UNE JARRE D'EAU)
· MASQUE DE DECORATION
· STATUETTE EN BOIS
· MES DERNIERES OEUVRES
· Statuette filiforme en bois
· PHOTOS DU REVENANT
· MES AMIES
· L'ADMIRATION DU CIEL LORS DE L'ECLIPSE SOLAIRE

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

pollution
05.08.2008
pollution
05.08.2008
pollution
05.08.2008
FELICITATION
17.06.2008
superbe
25.03.2008
bonjour
08.03.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· daniello
· artpaul
· reverieschezbrigitte
· wafa
· umpre
· suzannazsuzsilesartsetleslettres
· yojec
· carmin
· ctrlaltsuppr
· lescops



LEGBA UN VODOUN SINGULIER DU GOLFE DU BÉNIN

LEGBA UN VODOUN SINGULIER DU GOLFE DU BÉNIN

Posté le 14.02.2008 par artboutikonline
LEGBA UN VODOUN SINGULIER DU GOLFE DU BÉNIN


Legba vodoun du golfe du Bénin est une figure singulière de cette région, il est tout aussi divers dans ses attributions que dans ses matérialisations, et constamment présent et invoqué. L'ensemble de ces aspects étonnants à plus d'un titre a attiré notre attention.

HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE, RELIGIEUX

La côte du golfe du Bénin eut des contacts éphémères avec les Européens dès la seconde partie du XVe siècle. Connue plus tardivement sous le nom de « Côte des esclaves », elle n'eut d'installations permanentes organisant le commerce local qu'au XVIIe siècle. La nature des échanges qu'on y pratiquait était spécifiée par cette appellation.

Les relations écrites de personnes qui a, divers titres, ont trafiqué dans cette contrée donnent des indications sur le commerce et les usages en vigueur. À partir du milieu du siècle dernier, ces relations allaient se multiplier et améliorer la qualité de leurs observations. La vie économique se transformait alors rapidement. Le commerce de l'huile de palme succédait à celui des hommes, l'Europe des États se désengageait au profit de ses nationaux, des esclaves affranchis brésiliens revenaient s'installer en Afrique, des factoreries nouvelles et leurs comptoirs se créèrent. Le commerce traditionnel fut alors en pleine mutation, sous l'effet de l'abrogation du trafic de « l'or noir» (bien que ce processus ait déjà été engagé officiellement depuis plusieurs dizaines d'années). Les maisons de commerce furent en quête de nouvelles « matières premières» africaines et de nouveaux débouchés aux objets industriels d'Europe et quelquefois d'Asie.

Des diplomates, en particulier anglais et français, sillonnèrent la région afin d'établir de nouvelles relations avec la royauté dahoméenne qui détient le monopole du trafic et tentèrent d'infléchir sa politique, et d'éradiquer totalement la traite en échange de (maigres) pensions et en tentant d'obtenir pour leur pays, la clause de la nation la plus favorisée .

Parallèlement, on note un élan missionnaire vers l'Afrique. En 1852, une mission française s'installe de manière permanente sur cette côte . À cette époque régnait à Abomey, capitale du royaume fon du Dahomey (Danxome) le roi Ghézo (1818-1858). Ce royaume de l'intérieur fondé dans la première partie du XVIIe siècle, était entré en contact direct avec le commerce européen en conquérant deux royaumes côtiers, ceux d'Allada et de Ouidah en 1721 et 1727. Ghézo, avec les Occidentaux, pratiquait une politique d'ouverture qui se matérialisait, surtout, par des concessions commerciales et territoriales.
Dans cette aire culturelle s'était développé un ensemble établi de croyances, de rites, de mythes, à la structure particulière, fondé principalement sur des entités appelées vodoun (terme traduit de manière approximative par : esprit surhumain, force, voire divinité). Organisées en familles, hiérarchisées en panthéon, elles sont surtout connues en Occident pour avoir donné naissance (à la suite soit de la prépondérance numérique des esclaves originaires de cette région, soit de leurs qualités intrinsèques, soit des deux) à des formes religieuses au Nouveau Monde, connues sous le nom de vaudou a HaÏti et de candomblé à Balna .

Ce culte, malgré une extrême diversité, et peut-être même, pour cela, garde actuellement dans la République du Bénin (ex-Dahomey), et dans la région, une position prépondérante. Une des figures les plus singulières de vodoun est celle de Legba. Elle se retrouve chez les populations Ewi, Adja, Mina, Fon, du Togo et du Bénin, et chez les populations yorouba du Bénin et du Nigéria sous le nom d'Elegbara, Eshu-Elegbara, Eshu-Bara ou encore Eshu. Elle possède des qualités et des fonctions communes à tous ces groupes et aussi, quelques dissemblances. Ici, le terme fon, Legba, sera utilisé plutôt que le terme yorouba, Eshu, qui ne semble pas recouvrir exactement le même vodoun (5). On se bornera à étudier cette figure chez les populations du sud-Bénin et du sud-Togo.

OBJET ET MÉTHODE

En nous fondant sur des travaux antérieurs ainsi que sur notre propre expérience, nous tenterons de procéder à une analyse d'une figure, divinité complexe de ce panthéon, nommée Legba. Ses différents aspects, en particulier ethnologique et esthétique, ses permanences et sa plasticité formelles et fonctionnelles seront pris en compte.
Le panthéon vodoun ayant été si souvent et déjà si complètement décrit, aussi nous n'en donnerons ici qu'une présentation très succincte. Les deux points suivants seront examinés :
- fonctions et caractères attribués à Legba.
- représentations de ce vodoun.

Pour cela, plusieurs types de matériel et de documents seront sollicités: Sources écrites, iconographiques, muséographiques et témoignages recueillis in situ.

- Les sources écrites sont tout d'abord, en suivant la chronologie : des récits laissés par des marchands, capitaines, diplomates, voyageurs, missionnaires, études de militaires suite à la conquête du territoire, de cadres coloniaux... Puis, plus récemment, des travaux d'ethnographes et d'historiens.
La société et la religion dahoméennes, en particulier cette dernière, intéressent au premier chef les missionnaires et les ethnographes. L'ère des monographies culmine pendant les années trente avec l'œuvre incontournable de Bernard Maupoil sur la divination , puis, après la guerre, une œuvre tout aussi importante, va voir le jour; il s'agit de celle de Pierre Verger qui concerne les relations entre Dahomey et Nouveau Monde .

- Les sources iconographiques sont nombreuses: dessins, gravures et photographies déjà publiés ne manquent guère, mais peu sont anciens, à quoi viennent s'adjoindre les photographies prises par nous au Bénin.
- Les sources muséographiques et in situ servent de comparaison entre des Legba vus actuellement et certaines pièces conservées parfois un siècle dans des collections françaises.

En conclusion, une synthèse des éléments esquissant une meilleure compréhension du sujet sera proposée.

LEGBA, ÉLÉMENT DE LA RELIGION DES VODOUN

Afin de saisir les divers aspects de cette figure, il est nécessaire de tenter de la replacer dans son contexte.

LE CADRE RELIGIEUX: LE PANTHÉON

Le panthéon vodoun offre un système de hiérarchie bien structuré, mais l'ordre de cette hiérarchie est fortement lié aux différents lignages et à leur localisation. De plus, il a évolué et évolue encore, aussi bien dans le temps que dans l'espace. C'est-à-dire que la structure persiste mais la place des divinités, à l'intérieur de cette structure, est relativement mobile.

Les auteurs ne s'accordent point sur la nature de l'ensemble des cultes. Pour Maximilien Quenum, auteur fon, il s'agit « d'un monothéisme dégénéré» (8), avec une notion plus ou moins effacée de dieu suprême; pour d'autres, « d'une religion fétichiste », mais ces catégories ne semblent guère pertinentes aujourd'hui. Généralement, on s'accorde sur une divinité placée en son sommet, Mahou ou Mawu , divinité créatrice de l'univers et de tout ce qui le peuple. Pour certains auteurs, Mahou ne serait qu'un aspect féminin du couple primordial, Mahou-Lissa, et la création du monde apparaîtrait alors, soit comme étant essentiellement dualiste, soit le résultat d'une seule et même force possédant en elle-même, un aspect androgyne. Pour d'autres encore, Mahou et Lissa seraient deux jumeaux, enfants d'une divinité encore plus importante, qui se serait retirée dans la solitude pour laisser aux hommes la possibilité d'exercer leur libre arbitre, gouvernés par des esprits , de divinités importantes ou secondaires, les vodoun.

Quelques auteurs pensent que chaque vodoun considéré prioritairement comme une divinité secondaire serait en fait, l'élément primordial situé au sommet de ce panthéon: chaque initié tout en reconnaissant l'ensemble des vodoun, ne se consacrerait qu'à un seul, son « fétiche ». Sa religion, serait définie par son propre vodoun, autour duquel toutes les autres divinités évolueraient.

Ardent prosélyte du catholicisme, l'abbé Kiti prêtre dahoméen, s'est intéressé particulièrement à la religion traditionnelle des Fon. Pour lui, Mawou, qu'il traduit par le terme «Dieu », est « Le » créateur unique. Il a créé le monde et aussi les « fétiches », il est comme un « roi avec ses ministres» ou encore un «maître avec ses serviteurs » .

Plusieurs panthéons peuvent coexister simultanément. Les vodoun sont stables, ou presque, seules leurs positions respectives subissent des modifications. Ici, le modèle proposé par H. Aguessy sera utilisé, mais il en existe bien d'autres, tout aussi vraisemblables. Pour lui, à l'origine du monde actuel, on trouve Mahou, Mawu ; une autre divinité lui est associée, Lissa, « en ce sens Mawu désigne une paire de divinités ». Mawu (12) est féminin, Lissa, masculin. À chacun d'eux échoit une mission: « La mise en accord de la nature incombe à Mawu, divinité de la fertilité, assistée de Dan (serpent, vie, mouvement) ; à Lissa (divinité de la force et du feu) incombe la mise en ordre du monde des hommes, assisté de Gou (vodoun de la transformation du monde, de l'industrie, de la culture) »(13). Les vodoun ou tout du moins, une grande partie d'entre eux, pourraient être les enfants issus de l'union de Mawu et de Lissa. Le dernier-né de cette nombreuse famille étant Legba.

Jean-Pierre Vernant, historien de l'antiquité grecque, aide à la compréhension du phénomène lorsqu'il précise que la structure des mythes « est de type généalogique.
Pour la pensée mythique, toute généalogie est en même temps et aussi bien explication d'une structure, et il n'y a pas d'autre façon de rendre raison d'une structure que de la présenter sous la forme d'un récit généalogique» .

QU'EST-CE QU'UN VODOUN ?

Roger Brand en donne une définition: «Les Vodoun sont des divinités... constituées pour une bonne part, d'une force de la nature et d'un être humain qui a su intégrer cette force de la nature pour lui et son lignage » ; il ajoute « ce sont des puissances divinisées» , tandis que H. Aguessy, écrit que le vodoun « désigne toute puissance dépassant l'entendement humain et agissant au ni veau de l'invisible même si ces actions ne se révèlent que dans le monde visible» .

Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons le terme, vodoun, que les Béninois emploient eux-mêmes, pour signifier toute force surhumaine, surnaturelle, pouvant être incarnée dans des plantes, des animaux, ou des ancêtres. Le terme, divinité, aura le même sens.

Les « fétiches» ou vodoun se manifestent sous de multiples formes: homme, animal, par la voix, ou par des apparitions. Ils peuvent survenir dans les rêves ou sur des sites propices: bois sacrés, temples consacrés. Ils résident dans les éléments de la nature, les arbres, les fleuves, la mer, le tonnerre, ou dans des animaux, en particulier, les serpents, ou bien dans certains individus mais surtout chez les défunts, les ancêtres. L'homme révère en eux non des « images grossières» qu'il a créées, mais les représentations de ces vodoun, c'est-à-dire, l'esprit qui y demeure quand l'objet est consacré. Il recueille cette déclaration: « En adorant les fétiches, c'est Dieu que nous adorons aussi dans ses créatures»
.
Les fétiches ou vodoun seraient donc, des médiateurs entre « Dieu et les hommes ». Pour ces derniers, « ils obtiennent des faveurs », mais sont également les « exécuteurs des vengeances divines ». Il vaut mieux ne pas les croiser, car « leur rencontre est danger de mort» (18). Les vodoun emprunteraient une enveloppe Inhumaine pour descendre sur terre et ce, uniquement entre midi et une heure, et la nuit entre minuit et le chant du coq (19). La majorité des auteurs s'accordent pour classer les vodoun en catégories, leur nombre variant généralement de deux - public/privé - à quatre - les éléments primordiaux, tels le ciel, la terre, la mer et le tonnerre.

Les vodoun publics semblent vénérés par tout le pays, tandis que les privés ne semblent l'être que par un individu, par une famille ou un groupe de familles, une lignée ou un clan. De façon étrange, Legba sera souvent classé dans le groupe des divinités privées, et rarement dans les divinités publiques, pourtant de nombreux Legba publics existent, - mais ne sommes-nous pas là, confrontés à une conception différente de la nôtre, de la propriété et de l'espace?

Legba peut tout aussi bien être considéré comme un vodoun inclassable. Cette hypothèse est celle de Honorat Aguessy, historien et philosophe béninois. En effet, pour cet auteur, si les catégories existent bel et bien, elles ne peuvent prendre en compte la totalité du complexe panthéon vodoun, et particulièrement les quelques figures intéressantes de type « résiduel », telles: Dan-Aîdo-Hwedo (le serpent arc-en-ciel), les vodoun personnels (les tohwiyo, ancêtres fondateurs de clan) et surtout, Legba .

LEGBA : CARACTÈRE ET FONCTIONS

Bien que très présent dans la vie quotidienne -Michel Leiris, lors de l'arrivée de la Mission Dakar- Djibouti, au Dahomey, en décembre 1931, le signalait déjà ainsi dans son journal de voyage -, Legba, est pourtant difficilement cernable. L'ensemble de ses représentations et de ses fonctions « multiples et contradictoires » ne semble guère faciliter la mise au jour d'une véritable entité. Mais une de ses caractéristiques est justement d'être multiple et contradictoire, aussi bien dans son nom, dans ses formes, dans ses attributs que dans ses fonctions. Ces différents aspects seront présentés succinctement.

LES ORIGINES DE LEGBA

Origines géographiques:

Legba est vraisemblablement originaire des Yorouba du Nigéria. Il pourrait s'agir d'un homme «vodounise », nommé Ijebou, des environs de Ilé-Ifè , ou du premier roi de Kétou, l' Ala Kétou, ancêtre des populations Egba . Léo Frobenius, explorateur allemand qui s'est intéressé à la région très tôt, et que l'on tient pour le découvreur de l'art d'Ifè, écrit qu'Esu viendrait de l'est, du soleil levant, d'Ifè et aurait tendance à être confondu avec Elegba, une divinité phallique du sud-Nigéria .

Origines mythiques:

Des mythes fournissent quelques éclaircissements sur la naissance de Legba et sur l'étonnante préséance qui lui est due dans toutes cérémonies, malgré sa place de cadet dans la phratrie. L'un des plus célèbres raconte ceci: Mawu, l'être suprême, convoqua les vodoun car elle voulait les envoyer sur terre. Legba se présenta alors, le premier, sans prendre le temps ni la politesse d'apporter un présent, vêtu d'une simple plume sur la tête. Aussi Mawu fâchée le renvoya. Dépité, Legba descendit sur terre, sans instructions, sans but véritable. Il erra dans des lieux inconnus, ne sachant que faire. Comme il connaissait les langues des deux mondes, celui des divinités et celui des humains, il mit à profit cette errance, en devenant leur messager.
D'autres mythes indiquent que Legba pourrait être, non pas le dernier-né, le « favori» de Mawu, mais au

contraire, son premier-né, un enfant malformé qui aurait précédé longtemps auparavant, le cycle des enfants normaux .

Quoi qu'il soit, sa venue est toujours placée sous le signe de la ruse, de la rapidité d'esprit, de l'intelligence, et non pas de l'ordre établi, mais le détournant à son profit. Il se présente toujours le premier, volant ou essayant de voler la place des autres. C'est un être qui se joue des contraintes, un être quelque peu marginal.



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus