Créer un blog Présentation

Nom du blog :
artboutikonline
Description du blog :
CE blog à été réalisé pour montrer mes talens d'artiste et proposer au public mes oeuvres.
Catégorie :
Blog Artiste
Date de création :
18.01.2008
Dernière mise à jour :
07.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· ROYAUME (3)

Navigation

Accueil
Livre d'or artboutikonline
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· ECLIPSE SOLAIRE TOTALE 26 MARS 2006
· OUIDAH LA PORTE DU NON RETOUR(La Route des Esclaves)
· STATUETTE(FEMME PORTANT UNE JARRE D'EAU)
· MASQUE DE DECORATION
· STATUETTE EN BOIS
· MES DERNIERES OEUVRES
· Statuette filiforme en bois
· PHOTOS DU REVENANT
· MES AMIES
· L'ADMIRATION DU CIEL LORS DE L'ECLIPSE SOLAIRE

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

FELICITATION
17.06.2008
superbe
25.03.2008
bonjour
08.03.2008
RSS

Blogs à découvrir :

· daniello
· artpaul
· reverieschezbrigitte
· wafa
· umpre
· suzannazsuzsilesartsetleslettres
· yojec
· carmin
· ctrlaltsuppr
· lescops

LE VIOLON

Posté le 22.01.2008 par artboutikonline



LE VIOLON est constitué d’une demi calebasse évidée sur laquelle on tend une peau de chèvre en laissant un orifice pour laisser le son sortir. L'archer comme le corps du violon est constituée de crins de cheval. Il donne un son aigue, typique !



--

LE MARACAS

Posté le 22.01.2008 par artboutikonline


LE MARACAS est constitué d’une calebasse évidée sur laquelle on a fait un tissage de perles. Cette instrument donne souvent le tempo.

TAXI-MOTO-ZEMIDJAN BENIN

Posté le 05.02.2008 par artboutikonline
TAXI-MOTO-ZEMIDJAN BENIN

Rapides et très nombreux, de couleur jaune et noir, les taxis de Cotonou ont de multiples points communs avec leurs confrères new-yorkais. A l'exception près que les véhicules employés par les "taxieurs" béninois sont des motos. Surnommés zémidjans (littéralement "emmène-moi vite" en fon, langue du sud du Bénin), ils sont très appréciés par la population, car ils comblent les lacunes des transports publics. Pour quelques centaines de francs CFA (quelques dizaines de centimes d'euro), ils emmènent leurs clients, indépendamment de l'état des routes et de l'heure du jour ou de la nuit, dans n'importe quel coin de la ville, où les taxis traditionnels ne peuvent pas toujours se rendre. Cela les expose parfois à des agressions : chaque semaine, au moins deux zémidjans sont assassinés par des voleurs de moto. Ils posent cependant aussi de graves problèmes de sécurité routière et de santé publique.

Les 80 000 zémidjans de Cotonou se voient régulièrement accusés d'être à l'origine de la pollution qui rend l'air de la ville quelque peu piquant. Selon le ministère de l'environnement, il est émis chaque jour au Bénin 83 tonnes de monoxyde de carbone, dont 49 tonnes émises par les deux-roues. L'essence de contrebande, appelé le "kpayo", y est pour quelque chose : de 15 % à 30 % moins cher que le carburant à la pompe, il est aussi beaucoup plus polluant. Bonaventure Ahitcheme, président du Synaprozeb, le syndicat national des zémidjans béninois, en convient : "Entre 7 h 30 et 9 heures du matin, on ne voit pas au-delà de 150 mètres." Mais "la destruction de la couche d'ozone n'est pas due seulement aux zémidjans !", s'insurge-t-il. Tous s'alimentent en effet en kpayo : camions, voitures, et jusqu'aux véhicules des autorités. Cette pollution a de graves effets sur la santé : rhinites, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, intoxication au plomb, etc.

Les risques que les taxis-motos courent et font courir à la population sont souvent plus directs : ils sont aussi la cause de nombreux accidents de la route, 15 à 20 par jour en 2003 dans la seule ville de Cotonou. "La plupart d'entre eux ignorent le code de la route, explique M. Ahitcheme. Certains ne savent même pas qu'il faut s'arrêter au feu rouge !" Les autorités ont bien tenté d'instaurer des règles comme le port du casque obligatoire et l'interdiction de transporter plus d'un client à la fois. Mais force est de constater que cela n'a pas été suivi d'effets : les zémidjans refusent de porter le casque parce qu'il fait trop chaud et qu'il coûte cher, et ne risquent pas grand-chose quand ils prennent deux passagers ou plus. "Les autorités n'ont pas la volonté de faire respecter les textes", tempête le président du syndicat. Toutefois, un stage de formation au code de la route serait prévu pour l'avenir.

Le gouvernement béninois cherche à reconvertir les zémidjans dans d'autres secteurs. La tâche est ardue car la plupart sont d'anciens paysans peu qualifiés. Venus en ville au début des années 1980 pour y trouver de quoi subsister, ils se sont improvisés taxis-motos dans l'anarchie la plus totale. Les autorités se sont inquiétées de cet exode rural qui a occupé une part importante du débat politique à l'occasion des législatives béninoises de mars 1999. Le président béninois, Mathieu Kérékou, avait même lancé un appel à "regagner les champs de manioc". Au cours des campagnes électorales, les zémidjans sont d'ailleurs mobilisés et rétribués pour former un cortège et arpenter les artères des villes, habillés de tee-shirts à l'effigie des candidats. Peut-être une idée à mettre à profit par leur syndicat pour faire valoir ses revendications ?


Masque''visage d'un guerrier

Posté le 12.02.2008 par artboutikonline
MASQUE

CETTE MASQUE REPERESENTE UN BRAVE GUERRIER

42cm de long sur 20cm de large

Tres décoratif.



je vous répondrai

LEGBA UN VODOUN SINGULIER DU GOLFE DU BÉNIN

Posté le 14.02.2008 par artboutikonline
LEGBA UN VODOUN SINGULIER DU GOLFE DU BÉNIN


Legba vodoun du golfe du Bénin est une figure singulière de cette région, il est tout aussi divers dans ses attributions que dans ses matérialisations, et constamment présent et invoqué. L'ensemble de ces aspects étonnants à plus d'un titre a attiré notre attention.

HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE, RELIGIEUX

La côte du golfe du Bénin eut des contacts éphémères avec les Européens dès la seconde partie du XVe siècle. Connue plus tardivement sous le nom de « Côte des esclaves », elle n'eut d'installations permanentes organisant le commerce local qu'au XVIIe siècle. La nature des échanges qu'on y pratiquait était spécifiée par cette appellation.

Les relations écrites de personnes qui a, divers titres, ont trafiqué dans cette contrée donnent des indications sur le commerce et les usages en vigueur. À partir du milieu du siècle dernier, ces relations allaient se multiplier et améliorer la qualité de leurs observations. La vie économique se transformait alors rapidement. Le commerce de l'huile de palme succédait à celui des hommes, l'Europe des États se désengageait au profit de ses nationaux, des esclaves affranchis brésiliens revenaient s'installer en Afrique, des factoreries nouvelles et leurs comptoirs se créèrent. Le commerce traditionnel fut alors en pleine mutation, sous l'effet de l'abrogation du trafic de « l'or noir» (bien que ce processus ait déjà été engagé officiellement depuis plusieurs dizaines d'années). Les maisons de commerce furent en quête de nouvelles « matières premières» africaines et de nouveaux débouchés aux objets industriels d'Europe et quelquefois d'Asie.

Des diplomates, en particulier anglais et français, sillonnèrent la région afin d'établir de nouvelles relations avec la royauté dahoméenne qui détient le monopole du trafic et tentèrent d'infléchir sa politique, et d'éradiquer totalement la traite en échange de (maigres) pensions et en tentant d'obtenir pour leur pays, la clause de la nation la plus favorisée .

Parallèlement, on note un élan missionnaire vers l'Afrique. En 1852, une mission française s'installe de manière permanente sur cette côte . À cette époque régnait à Abomey, capitale du royaume fon du Dahomey (Danxome) le roi Ghézo (1818-1858). Ce royaume de l'intérieur fondé dans la première partie du XVIIe siècle, était entré en contact direct avec le commerce européen en conquérant deux royaumes côtiers, ceux d'Allada et de Ouidah en 1721 et 1727. Ghézo, avec les Occidentaux, pratiquait une politique d'ouverture qui se matérialisait, surtout, par des concessions commerciales et territoriales.
Dans cette aire culturelle s'était développé un ensemble établi de croyances, de rites, de mythes, à la structure particulière, fondé principalement sur des entités appelées vodoun (terme traduit de manière approximative par : esprit surhumain, force, voire divinité). Organisées en familles, hiérarchisées en panthéon, elles sont surtout connues en Occident pour avoir donné naissance (à la suite soit de la prépondérance numérique des esclaves originaires de cette région, soit de leurs qualités intrinsèques, soit des deux) à des formes religieuses au Nouveau Monde, connues sous le nom de vaudou a HaÏti et de candomblé à Balna .

Ce culte, malgré une extrême diversité, et peut-être même, pour cela, garde actuellement dans la République du Bénin (ex-Dahomey), et dans la région, une position prépondérante. Une des figures les plus singulières de vodoun est celle de Legba. Elle se retrouve chez les populations Ewi, Adja, Mina, Fon, du Togo et du Bénin, et chez les populations yorouba du Bénin et du Nigéria sous le nom d'Elegbara, Eshu-Elegbara, Eshu-Bara ou encore Eshu. Elle possède des qualités et des fonctions communes à tous ces groupes et aussi, quelques dissemblances. Ici, le terme fon, Legba, sera utilisé plutôt que le terme yorouba, Eshu, qui ne semble pas recouvrir exactement le même vodoun (5). On se bornera à étudier cette figure chez les populations du sud-Bénin et du sud-Togo.

OBJET ET MÉTHODE

En nous fondant sur des travaux antérieurs ainsi que sur notre propre expérience, nous tenterons de procéder à une analyse d'une figure, divinité complexe de ce panthéon, nommée Legba. Ses différents aspects, en particulier ethnologique et esthétique, ses permanences et sa plasticité formelles et fonctionnelles seront pris en compte.
Le panthéon vodoun ayant été si souvent et déjà si complètement décrit, aussi nous n'en donnerons ici qu'une présentation très succincte. Les deux points suivants seront examinés :
- fonctions et caractères attribués à Legba.
- représentations de ce vodoun.

Pour cela, plusieurs types de matériel et de documents seront sollicités: Sources écrites, iconographiques, muséographiques et témoignages recueillis in situ.

- Les sources écrites sont tout d'abord, en suivant la chronologie : des récits laissés par des marchands, capitaines, diplomates, voyageurs, missionnaires, études de militaires suite à la conquête du territoire, de cadres coloniaux... Puis, plus récemment, des travaux d'ethnographes et d'historiens.
La société et la religion dahoméennes, en particulier cette dernière, intéressent au premier chef les missionnaires et les ethnographes. L'ère des monographies culmine pendant les années trente avec l'œuvre incontournable de Bernard Maupoil sur la divination , puis, après la guerre, une œuvre tout aussi importante, va voir le jour; il s'agit de celle de Pierre Verger qui concerne les relations entre Dahomey et Nouveau Monde .

- Les sources iconographiques sont nombreuses: dessins, gravures et photographies déjà publiés ne manquent guère, mais peu sont anciens, à quoi viennent s'adjoindre les photographies prises par nous au Bénin.
- Les sources muséographiques et in situ servent de comparaison entre des Legba vus actuellement et certaines pièces conservées parfois un siècle dans des collections françaises.

En conclusion, une synthèse des éléments esquissant une meilleure compréhension du sujet sera proposée.

LEGBA, ÉLÉMENT DE LA RELIGION DES VODOUN

Afin de saisir les divers aspects de cette figure, il est nécessaire de tenter de la replacer dans son contexte.

LE CADRE RELIGIEUX: LE PANTHÉON

Le panthéon vodoun offre un système de hiérarchie bien structuré, mais l'ordre de cette hiérarchie est fortement lié aux différents lignages et à leur localisation. De plus, il a évolué et évolue encore, aussi bien dans le temps que dans l'espace. C'est-à-dire que la structure persiste mais la place des divinités, à l'intérieur de cette structure, est relativement mobile.

Les auteurs ne s'accordent point sur la nature de l'ensemble des cultes. Pour Maximilien Quenum, auteur fon, il s'agit « d'un monothéisme dégénéré» (8), avec une notion plus ou moins effacée de dieu suprême; pour d'autres, « d'une religion fétichiste », mais ces catégories ne semblent guère pertinentes aujourd'hui. Généralement, on s'accorde sur une divinité placée en son sommet, Mahou ou Mawu , divinité créatrice de l'univers et de tout ce qui le peuple. Pour certains auteurs, Mahou ne serait qu'un aspect féminin du couple primordial, Mahou-Lissa, et la création du monde apparaîtrait alors, soit comme étant essentiellement dualiste, soit le résultat d'une seule et même force possédant en elle-même, un aspect androgyne. Pour d'autres encore, Mahou et Lissa seraient deux jumeaux, enfants d'une divinité encore plus importante, qui se serait retirée dans la solitude pour laisser aux hommes la possibilité d'exercer leur libre arbitre, gouvernés par des esprits , de divinités importantes ou secondaires, les vodoun.

Quelques auteurs pensent que chaque vodoun considéré prioritairement comme une divinité secondaire serait en fait, l'élément primordial situé au sommet de ce panthéon: chaque initié tout en reconnaissant l'ensemble des vodoun, ne se consacrerait qu'à un seul, son « fétiche ». Sa religion, serait définie par son propre vodoun, autour duquel toutes les autres divinités évolueraient.

Ardent prosélyte du catholicisme, l'abbé Kiti prêtre dahoméen, s'est intéressé particulièrement à la religion traditionnelle des Fon. Pour lui, Mawou, qu'il traduit par le terme «Dieu », est « Le » créateur unique. Il a créé le monde et aussi les « fétiches », il est comme un « roi avec ses ministres» ou encore un «maître avec ses serviteurs » .

Plusieurs panthéons peuvent coexister simultanément. Les vodoun sont stables, ou presque, seules leurs positions respectives subissent des modifications. Ici, le modèle proposé par H. Aguessy sera utilisé, mais il en existe bien d'autres, tout aussi vraisemblables. Pour lui, à l'origine du monde actuel, on trouve Mahou, Mawu ; une autre divinité lui est associée, Lissa, « en ce sens Mawu désigne une paire de divinités ». Mawu (12) est féminin, Lissa, masculin. À chacun d'eux échoit une mission: « La mise en accord de la nature incombe à Mawu, divinité de la fertilité, assistée de Dan (serpent, vie, mouvement) ; à Lissa (divinité de la force et du feu) incombe la mise en ordre du monde des hommes, assisté de Gou (vodoun de la transformation du monde, de l'industrie, de la culture) »(13). Les vodoun ou tout du moins, une grande partie d'entre eux, pourraient être les enfants issus de l'union de Mawu et de Lissa. Le dernier-né de cette nombreuse famille étant Legba.

Jean-Pierre Vernant, historien de l'antiquité grecque, aide à la compréhension du phénomène lorsqu'il précise que la structure des mythes « est de type généalogique.
Pour la pensée mythique, toute généalogie est en même temps et aussi bien explication d'une structure, et il n'y a pas d'autre façon de rendre raison d'une structure que de la présenter sous la forme d'un récit généalogique» .

QU'EST-CE QU'UN VODOUN ?

Roger Brand en donne une définition: «Les Vodoun sont des divinités... constituées pour une bonne part, d'une force de la nature et d'un être humain qui a su intégrer cette force de la nature pour lui et son lignage » ; il ajoute « ce sont des puissances divinisées» , tandis que H. Aguessy, écrit que le vodoun « désigne toute puissance dépassant l'entendement humain et agissant au ni veau de l'invisible même si ces actions ne se révèlent que dans le monde visible» .

Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons le terme, vodoun, que les Béninois emploient eux-mêmes, pour signifier toute force surhumaine, surnaturelle, pouvant être incarnée dans des plantes, des animaux, ou des ancêtres. Le terme, divinité, aura le même sens.

Les « fétiches» ou vodoun se manifestent sous de multiples formes: homme, animal, par la voix, ou par des apparitions. Ils peuvent survenir dans les rêves ou sur des sites propices: bois sacrés, temples consacrés. Ils résident dans les éléments de la nature, les arbres, les fleuves, la mer, le tonnerre, ou dans des animaux, en particulier, les serpents, ou bien dans certains individus mais surtout chez les défunts, les ancêtres. L'homme révère en eux non des « images grossières» qu'il a créées, mais les représentations de ces vodoun, c'est-à-dire, l'esprit qui y demeure quand l'objet est consacré. Il recueille cette déclaration: « En adorant les fétiches, c'est Dieu que nous adorons aussi dans ses créatures»
.
Les fétiches ou vodoun seraient donc, des médiateurs entre « Dieu et les hommes ». Pour ces derniers, « ils obtiennent des faveurs », mais sont également les « exécuteurs des vengeances divines ». Il vaut mieux ne pas les croiser, car « leur rencontre est danger de mort» (18). Les vodoun emprunteraient une enveloppe Inhumaine pour descendre sur terre et ce, uniquement entre midi et une heure, et la nuit entre minuit et le chant du coq (19). La majorité des auteurs s'accordent pour classer les vodoun en catégories, leur nombre variant généralement de deux - public/privé - à quatre - les éléments primordiaux, tels le ciel, la terre, la mer et le tonnerre.

Les vodoun publics semblent vénérés par tout le pays, tandis que les privés ne semblent l'être que par un individu, par une famille ou un groupe de familles, une lignée ou un clan. De façon étrange, Legba sera souvent classé dans le groupe des divinités privées, et rarement dans les divinités publiques, pourtant de nombreux Legba publics existent, - mais ne sommes-nous pas là, confrontés à une conception différente de la nôtre, de la propriété et de l'espace?

Legba peut tout aussi bien être considéré comme un vodoun inclassable. Cette hypothèse est celle de Honorat Aguessy, historien et philosophe béninois. En effet, pour cet auteur, si les catégories existent bel et bien, elles ne peuvent prendre en compte la totalité du complexe panthéon vodoun, et particulièrement les quelques figures intéressantes de type « résiduel », telles: Dan-Aîdo-Hwedo (le serpent arc-en-ciel), les vodoun personnels (les tohwiyo, ancêtres fondateurs de clan) et surtout, Legba .

LEGBA : CARACTÈRE ET FONCTIONS

Bien que très présent dans la vie quotidienne -Michel Leiris, lors de l'arrivée de la Mission Dakar- Djibouti, au Dahomey, en décembre 1931, le signalait déjà ainsi dans son journal de voyage -, Legba, est pourtant difficilement cernable. L'ensemble de ses représentations et de ses fonctions « multiples et contradictoires » ne semble guère faciliter la mise au jour d'une véritable entité. Mais une de ses caractéristiques est justement d'être multiple et contradictoire, aussi bien dans son nom, dans ses formes, dans ses attributs que dans ses fonctions. Ces différents aspects seront présentés succinctement.

LES ORIGINES DE LEGBA

Origines géographiques:

Legba est vraisemblablement originaire des Yorouba du Nigéria. Il pourrait s'agir d'un homme «vodounise », nommé Ijebou, des environs de Ilé-Ifè , ou du premier roi de Kétou, l' Ala Kétou, ancêtre des populations Egba . Léo Frobenius, explorateur allemand qui s'est intéressé à la région très tôt, et que l'on tient pour le découvreur de l'art d'Ifè, écrit qu'Esu viendrait de l'est, du soleil levant, d'Ifè et aurait tendance à être confondu avec Elegba, une divinité phallique du sud-Nigéria .

Origines mythiques:

Des mythes fournissent quelques éclaircissements sur la naissance de Legba et sur l'étonnante préséance qui lui est due dans toutes cérémonies, malgré sa place de cadet dans la phratrie. L'un des plus célèbres raconte ceci: Mawu, l'être suprême, convoqua les vodoun car elle voulait les envoyer sur terre. Legba se présenta alors, le premier, sans prendre le temps ni la politesse d'apporter un présent, vêtu d'une simple plume sur la tête. Aussi Mawu fâchée le renvoya. Dépité, Legba descendit sur terre, sans instructions, sans but véritable. Il erra dans des lieux inconnus, ne sachant que faire. Comme il connaissait les langues des deux mondes, celui des divinités et celui des humains, il mit à profit cette errance, en devenant leur messager.
D'autres mythes indiquent que Legba pourrait être, non pas le dernier-né, le « favori» de Mawu, mais au

contraire, son premier-né, un enfant malformé qui aurait précédé longtemps auparavant, le cycle des enfants normaux .

Quoi qu'il soit, sa venue est toujours placée sous le signe de la ruse, de la rapidité d'esprit, de l'intelligence, et non pas de l'ordre établi, mais le détournant à son profit. Il se présente toujours le premier, volant ou essayant de voler la place des autres. C'est un être qui se joue des contraintes, un être quelque peu marginal.

LEGBA UN VODOUN

Posté le 14.02.2008 par artboutikonline
Legba édifié par Cyprien Toku Dagba à Abomey. Photo de l'auteur, décembre 1989.

FITHEB

Posté le 21.02.2008 par artboutikonline
Le FITHEB se tient du 11 au 22 février à Cotonou, Porto-novo, Ouidah, Abomey et Parakou au Bénin.


FITHEB Festival International de Théâtre du Bénin

Pour sa 8e, le festival accueille une vingtaine de compagnies de théâtres venant d’Afrique, d’Europe, du Brésil et du Japon.




Pendant 11 jours, le FITHEB se veut un carrefour de rencontres entre les peuples et les cultures. Il offre au public béninois des spectacles de compagnies venues du monde entier et la possibilité d’échanger avec des professionnels du théâtre à l'échelle internationale.

Des spectacles de danse, de marionnettes, des concerts se mêlent au théâtre pour que toutes les richesses des arts vivants soient présentes au FITHEB.

En dehors des spectacles, plusieurs actions sont menées au sein du village du festival, avec entre autres un colloque sur le financement et l’intégration des initiatives théâtrales et culturelles en Afrique.

Des ateliers de formation et de réflexion autour du théâtre sont organisés pour que les professionnels puissent échanger leurs expériences et leurs savoirs. Enfin, des lectures scéniques sont également au programme.

Festival International de Théâtre du Bénin

LA PAROLE MUEETE TAXI KANNAN

Posté le 21.02.2008 par artboutikonline
Dominique Zinkpè né le 08 août 1969,

Zinkpè est l'un des rares artiste qui s'inspire des originalités africaines pour en faire une oeuvre exceptionnelle c’est le cas de ce taxi qu’il a surnommé >

Zinkpè a une parole muette: son art. Il interpelle les religieux avec une œuvre comme Le Pape et le sexe, pointe du doigt la politique du continent avec Le dictateur et l'animal et dénonce particulièrement celle de son pays avec Nouvelle stratégie politique. Il s'insurge contre ces concitoyens pour leur mimétisme envers l'Occident avec Question d'identité. Si le travail de Zinkpè parait dur, tourmenté, voire violent, c'est qu'il nous parle de ce que l'artiste nomme lui-même "la comédie humaine". "On me traite de violent, parfois de tourmenté. Mais comment pourrais-je m'exprimer autrement s'il y a tant d'hypocrisie et d'injustice autour de moi?

Zinkpè réalise des sculptures-fibres composées d'une armature en fil de fer, recouverte de toile de jute coupée en lanières. Filandreuse par endroit, l'artiste a su trouver au travers de cette matière une texture singulière qui accentue les expressions de ses personnages qu'il met souvent en scène. Comme pour nous suggérer que la vie est une perpétuelle comédie

LES EXPOSITIONS DE ZINKPE

Posté le 21.02.2008 par artboutikonline
expositions collectives
2000 Festival Nuits Métis, Marseille, France
Boulev'art, les artistes dans la rue, Cotonou, Abomey, Bénin
1999 South meets west
National Museum, Accra, Ghana / Kunsthalle, Berne, Suisse
Dominique Zinkpè, Maison des Arts d'Evreux, France
Art Work Nature, Pulchri Studio, La Hague, Hollande


Totem, L'Agora, Pau, France
Boulv'art, les artistes dans la rue, Cotonou Bénin
C.C.F. de Cotonou
1998 Dak'art 98, Dakar Sénégal
1997 Exposition au musée Botrop, Allemagne
Africa, Foyer des Rathauses, Alsdorf, Allemagne
Arthall Wuppertal Barmen, Wuppertal, Allemagne
Art Frankfurt, Frankfurt, Allemagne
8+1, Centre Culturel Français, Cotonou, Bénin
1996 Triennale, Osaka - Japon
Landbouw belang de Kadans, Maastricht, Hollande
Dak'art 96, Dakar, Sénégal
1995 Osaka Triennale Painting, 7° international contemporary art competition
, Osaka, Japon
Goethe institut de Lomé, Togo
1994 Révélation 93, Centre Culturel Chinois, Cotonou, Bénin
1993 Grapholies, Lauréat du Grand prix Jeune tallent africain, Abidjan, Côte d'Ivoire
Ouidah 92, Bénin

expositions individuelles
2000 Obsessions, Ambassade de France, Cotonou, Bénin
Ma comédie à moi, Fitheb off, Cotonou, Bénin
Cordon OmbilicalCentre Culturel Français, Cotonou, Bénin
1999 10 ans, le temps d'une passion, Ambassade d'Allemagne, Cotonou, Bénin
1998 Exposition AtinkpaviCentre Culturel Français, Cotonou, Bénin
Les trois pas de Zinkpè, Centre International de Conférences, Cotonou, Bénin
1996 Exposition à la Galerie Von Miller, Frankfurt, Allemagne
La Voix du MuetAfricréation, Cotonou, Bénin

Le Royaume du Dahomey

Posté le 23.02.2008 par artboutikonline
Le Royaume du Dahomey



Le Royaume de Dahomey a été fondé au début du 17ème siècle. Le royaume a graduellement étendu sa domination sur la plupart des régions voisines.
Le roi Agadja, qui au début du 18ème siècle a établi un corps d'armée féminine, connu sous le nom " Amazones ", a pris controle d'Allada et de Ouidah, devenant ainsi un véritable fournisseur d'esclaves aux Européens.
Après la mort du roi Agadja, le Dahomey a été dominé pendant quelque temps par le royaume d'Oyo, mais a été restauré par le Roi Guézo (il règna de 1818 à 1858). C'est vers 1850 que la pénétration française commenca.
Le dernier roi d'Abomey, le Roi Béhanzin a résisté à la colonisation pendant quelques années sans grand succès. Le Dahomey devint alors une colonie française.


La Colonisation du Dahomey



En 1851 La france a signé un traité d'amitié et de commerce avec le Roi de Porto-Novo qui était un protégé du Roi Glèlè (règne : 1858-1889).
En 1861 les forces britanniques ont acquis la ville de Lagos. Les Français et les Britaniques signent alors deux traités, un en 1868 et l'autre en 1878 qui aboutissent à la prise de Cotonou par les colons Français.
Le Roi Béhanzin essaye alors de regagner Cotonou, ville indipensable pour la continuité du commerce d'esclaves. Défait en Décembre 1892 malgré une résistance acharnée, le royaume d'Abomey a été placé sous le protectorat de la France.
En 1899 Dahomey a alors été incorporé à l'Afrique de l'Ouest Française avec ses frontières definies par un traité
Anglo-Allemand, qui étaient respectivement les colonisateurs de l'Est et l'Ouest.

A la fin de la première Guerre Mondiale, la partie Est de la colonie allemande, le Togo a été placé sous le mandat de la France.
Le Dahomey adhéra à la cause de la " France Libre " durant la deuxième guerre mondiale, et en 1946 devient l'un des territoires français d'outre-mer jusqu'en 1960. Le pays proclama son indépendance en 1960.



Le Dahomey et son Indépendance



L'évolution politique du Bénin a été particulièrement mouvementée pendant plusieurs années.
Le premier président, Hubert Maga, a été délogé en 1963 par un commandant d'armée.
En 1970 une commission de trio-présidentiel accéda au pouvoir et abolit la constitution.
Les membres, le président Maga inclus, se succèdent respectivement à la présidence. Maga devient le premier président, succédé par Justin Ahomadégbé en 1972.



Les Années de la Révolution



Le 26 Octobre 1972, le Commandant Mathieu Kérékou renverse le gouverment à la suite d'un coup d'état militaire.
Le Dahomey prend le nom du Bénin le 30 Novembre 1975. Le marxisme-léninisme fut adopté comme guide politique et économique, mais a été abandonné en 1989 pour une transformation politique qui aboutit en 1990 à la formation d'un gouvernement de transition qui ouvra ses portes à une démocratie multipartite.



Le Bénin nouveau et l'évolution politique


En Février 1996 plus de 80 partis politiques ont été officiellement reconnus.
L'évolution politique du Bénin, pendant ces trente dernières années, a été particulièrement mouvementée.
A plusieurs reprises, l'armée est sortie de ses casernes, et s'est imposée comme la seule force politique sur l'échiquier national, sans, pour autant, assurer la stabilité, renforcer les institutions, rendre efficace l'administration et combler les espoirs des Béninois.
Au contraire, de 1975 à 1989, le régime militaro-marxiste a conduit l'économie béninoise sur une voie de garage. C'est la Conférence des forces vives de la Nation, qui remet le Bénin sur les rails et fait du pays, une démocratie pluraliste de type présidentiel.

Du 19 au 28 février 1990, 488 délégués représentant cinquante et une sensibilités politiques dont les associations régionales de développement, les cultes et associations d'obédience religieuse, les ordres, groupements professionnels, ainsi que les Béninois de l'étranger, se sont penchés sur les problèmes du pays et ont proclamé la souveraineté de la Conférence des forces vives de la Nation et rendu exécutoire les décisions de la Conférence.
Pendant une période transitoire de 12 mois, à partir du 12 mars 1990, la Conférence a élu Nicéphore Soglo comme Premier ministre, fait voter par référendum la nouvelle constitution et établi le calendrier des élections législatives et présidentielles en vue de l'instauration d'un nouveau régime.

Ainsi, le 24 mars 1991, Nicéphore Soglo est élu président pour un mandat de cinq ans. Au mois de février de la même année, l'Assemblée nationale élisait ses 64 députés au suffrage universel direct pour un mandat de quatre ans. Une nouvelle page de l'histoire du Bénin vient d'être tournée.


La renaissance du Bénin


Coïncidant avec la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, la pacifique transition démocratique du Bénin a fait tache d'huile partout en Afrique.
Au point où le Président Abdou Diouf du Sénégal qualifie le Bénin de pays " où la démocratie a revu le jour en Afrique ".
Et pour causes : libéralisation et modernisation de l'économie, rétablissement des équilibres macro-économique, assainissement et redémarrage du système bancaire, réhabilitation des infrastructures et bonne réponse des bailleurs de fonds, ont propulsé le Bénin, en quatre ans, au rang de pays modèle pour ses performances économiques et sociales.
Cité en exemple et particulièrement apprécié par les partenaires du développement, le Bénin a été choisi pour abriter le sixième Sommet des chefs d'État de la Francophonie.
La France et le Canada, principaux bailleurs de fonds de la Francophonie, manifestent leur appui à la réussite béninoise.
Le Président de la république est le chef de l'État et chef suprême des armées.
Il est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Nicéphore Dieudonné Soglo est le premier président démocratiquement élu du Bénin.
Il a été défait le 4 avril 1996 par Mathieu Kérékou, ancien dictateur qui dirigea le Bénin pendant 18 ans
Première page | <<< | 1 2 3 4 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus